sugar ray robinson et pour moi le plus grand boxeur de tout les temps , c'etai l'idol a muhammad ali et a un palmares impréssionant 173 victoire dont 108 par ko 19 défaite et 6 nul
Reçu pour la première fois à Paris il y a 55 ans, avec les honneurs dus à son rang, Ray Robinson reste le plus grand boxeur de l'histoire : tant pour la richesse de sa carrière que son comportement en dehors des rings, restant à jamais l'inoubliable «Sugar».
Né à Detroit sous le patronyme de Walker Smith Jr en mai 1921 , le jeune adolescent fréquente très tôt la salle du Crascent Atlhetic club d'Harlem où sa famille a migré. A 15 ans, à cause du refus maternel de le voir combattre, il livre son premier assaut amateur en mouche sous le nom de « Ray Robinson » grâce à une licence que son manager, George Gainford, utilise alors que son titulaire vient d'abandonner les rings quelques temps auparavant. Interrogé par le reporter, Jack Case, tout émerveillé par le gamin en action, Gainford ajoute un surnom : "He's sweet ... as Sugar !". (il est bon comme du sucre !). Auréolé d'un titre aux Golden Gloves chez les plumes, le styliste noir que certains créditent d'un parcours amateur sans faille (85 victoires pour autant de combats : 69 par KO dont 40 dans le 1er round ; alors que d'autres pensent qu'il a connu deux revers face à Billy Graham), effectue ses débuts professionnels dans le Madison Square Garden de N.Y. en octobre 1940 à la même affiche que le choc mondial des Welters entre Henry Armstrong et Fritzie Zivic. Dès septembre 1941, Ray Robinson progresse si rapidement qu'il est déjà classé dans les plus sérieux prétendants à ce titre. Elu boxeur de l'année 1942, il enchaîne 32 nouvelles victoires (22 avant la limite) notamment sur deux ex-champions : Zivic et Angott ou sur l'espoir Marty Servo
Sacre et Tragédie
Il parait inconcevable qu'un tel boxeur n'ait pas eût encore de chance mondiale. Pourtant, à 25 ans, après 6 années et prés de 80 combats pour une seule défaite, Robinson doit patienter. Le champion Marty Servo lui fait payer sa résistance à toute compromission avec le système mafieux et tous ses marionnettistes qui tirent les ficelles du titre : Parlermo ou Carbo bien sûr, mais aussi Mike Jacobs et Jim Morris, les patrons du Madison qui désirent tant un contrat d'exclusivité sur ses prochains défenses. Persuadé que son talent sera plus fort que les combines, et alors que Servo annonce son retrait, Robinson frôle la catastrophe en novembre 1946. Face à Artie Levine, il subit un terrible knock-down sur un puissant crochet gauche dans le 4ème round. Sugar Ray se revèle on ne sait comment... Mais, tel un champion hors norme, il se sauve grâce à son punch dans l'ultime round. Heureusement, sa sortie suivante scèle enfin son sacre ! Au Madison, devant plus de 15.000 personnes, il domine Tommy Bell pour le titre vacant au terme d'un combat serré au cours duquel les deux hommes testent le tapis : (au 2ème round pour Robinson, aux 11ème et 12ème pour Bell). Mais comme si ce bonheur ne pouvait perdurer ; sa première défense en juin 1947 sera tragique. Son challenger, Jimmy Doyle, ne reprend pas à l'appel du 9ème et décéde dans la nuit des suites des blessures. Face à la commission qui l'interroge "Avez-vous désiré mettre Monsieur Doyle en difficulté ?", avec bon sens et tristesse, Ray répond : "Mais Messieurs, c'est mon boulot de mettre mes adversaires en difficulté...". Ray livre alors une série de combats au profit de la famille de sa victime.
A jamais le plus grand
Malgré ses «sorties en trop », son palmarès reste légendaire : 175 victoires en 202 combats, 6 nuls, 2 sans décisions, pour seulement 19 défaites (la plupart consenties lors des 5 dernières années).
Ray Robinson fut le souverain incontesté des Welters de 1946 à 1951 puis des Moyens entre 1951 et 1960. Beaucoup d'experts pensent qu'il était au sommet de son art en Welters. Idéalement proportionné, "Sugar Robinson" combinait puissance, vitesse et précision. Styliste à la pureté rarement égalé, il pouvait se transformer en redoutable frappeur. Jack Newfields analyse "Tout ce qu'on rêve d'avoir entres les cordes, Ray Robinson le détenait. L'aisance gestuelle, le délié du jeu de jambes, la fluidité et la précision des jabs, l'élégance dans ses déplacements, la foudre dans ses deux poings, le sens inné des esquives et la science des feintes, la vitesse d'exécution, et le geste juste au moment crucial. Tout un rêve !". Défensivement, Ray utilisait tout le ring grâce une fabuleuse mobilité. Son habilité à bloquer ou à éviter les coups aurait sans doute rendu jaloux l'immense Jack Johnson.
Jamais mis réellement hors combat avant la distance, ses quelques voyages au tapis (10 !) (Grispos, La Motta, Levine, Bell, Villemain, Graziano, Giardello, Wilf Greaves (à 2 reprises) et Archer (lors de son ultime sortie) réussirent cet exploit !) prouvèrent qu'il possédait également une grande capacité de récupération.
Souvent considéré comme le plus « parfait » combattant de l'histoire, sa boxe dépassait les notions de beauté et de magie. Même Muhammad Ali (qui était venu le supplier de devenir son manager avant son tournoi olympique de Rome, et qui lui servit bien plus tard (en mars 1965) occasionnellement de soigneur !) avoua : « Ray Robinson a été l'unique boxeur meilleur que moi de toute l'histoire. A une époque où ses adversaires potentiels étaient des vrais durs (Servo, Zale, La Motta, Cerdan, Graziano, Fullmer, Basilio...), Ray transforma ce sport brutal en véritable art ».
Décédé à Los Angeles, en avril 1989, des suites de la maladie d'Alzheimer, il recevra de vibrants hommages illustrant sa reconnaissance universelle.
video de sugar ray robinson